Politiquement Incorrect

La politique, on en parle et on en entend parler, elle est partout, un
peu comme l’air ou comme une rumeur, tellement présente au quotidien, et
si peu palpable. La politique sans la « foi » ou la « vocation »,
peut-elle être ?

Mais d’abord d’où vient le mot politique et que veut-il dire ??

Mon dictionnaire me dit :

Le mot politique vient du grec politikè : « science des affaires de la
Cité » Étymologiquement, la politique est donc synonyme d’organisation
de la Cité.

Je suis français, et ce depuis 45 ans, je n’en tire aucune gloire, mais
paradoxalement, il m’arrive d’en avoir sinon de la honte, du moins une
certaine gêne.

Je ne vis plus en France depuis 25 ans, je réside à l’étranger, en
République tchèque pour être exact, à, à peine 1h20 d’avion de Paris, à
6h00 de l’Alsace en voiture (650 km +/-) et 10h00 de Paris, (1050 km.+/-)

La République tchèque, c’est loin, c’est un autre pays. C’est aussi très
proche. Proche par certains côtés de la mentalité. Proche parce
qu’aujourd’hui, loin ne veut plus rien dire. C’est cependant, le
paradoxe, l’éloignement me permet de voir la France dans son ensemble.
On voit si mal les choses en les voyant de trop près parfois.

Bien que me sentant plutôt citoyen de la planète terre, il est vrai que
mon enfance et mon éducation me font me sentir plus français qu’haïtien,
ou japonais. J’ai vu plus de pièces de théâtre avec, Roux, Maillan, Le
Poulain, et d’autres encore, que de théâtre Nô. J’ai lu, plus de
Courteline, Dumas, Verne, etc.… que de Mizumura Minae, Tawada Yōko, ou
Léon Laleau, Frédéric Marcelin qui sont, pour les deux derniers en
français dans le texte. Et même si je peux concevoir et comprendre les
écrivains étrangers, tchèques, que je peux lire dans le texte ou russes
notamment, j’appréhende mieux la démarche et la logique française, ce
qui ne me ferme en rien aux autres cultures, loin de là.

Je me suis mis à écrire ces pages à la suite de démarches visant à faire
venir des entrepreneurs étrangers, en République tchèque. En effet au
moment de relancer des sociétés françaises, ma réaction fut de me dire,
non, je ne le fais pas, et la seule raison valable à ce refus, se résume
à un vocable horrible pour désigner le sexe féminin, mais si bien
adapté aux entrepreneurs français. Ce vocable de trois lettres, et mis
au pluriel pour la circonstance, est en effet le seul me venant à
l’esprit pour désigner la frilosité et l’immobilisme des entrepreneurs
français. Je m’étonne en effet de ce que les « grosses » sociétés
soient aidées, quand les petites et moyennes entreprises doivent, elles,
se débrouiller. Les grosses sociétés ne vivant que grâce aux PME/PMI, il
me paraîtrait plus logique de favoriser les aides vers ces dernières, plutôt que
de sempiternellement aider à renflouer les caisses de certaines
compagnies aériennes ou non, qui au lieu de remercier les clients par
des services irréprochables, et des salaires qui se devraient d’être
plafonnés du fait du mauvais fonctionnement de la compagnie, clients
qui, au demeurant sont aussi contribuables et donc investisseurs desdites
sociétés, et ce, malgré eux, et se trouvent en plus pris en otages à
chaque départ de vacances. Condamnés à être payeurs et à ne pas pouvoir
profiter de vacances, somme toute méritées. Honte à ces sociétés
arrogantes, dirigées bien trop souvent par des énarques, sur la base
d’un diplôme les préparant à tout sauf, à être dirigeants de sociétés.
Il est étonnant de voir le nombre d’énarques réussissant à couler et
saborder des sociétés, qui sans être saines, à 100 pour 100, sont quand
même bénéficiaires, avant l’arrivée d’énarques mis en place par le
truchement d’amitiés irresponsables, et créant des pertes et du chômage,
là où le bénéfice devrait être flagrant. Ce sont des pertes à tous les
niveaux, les chômeurs ne payant plus les impôts qu’ils payaient lors de
leurs statuts de travailleurs, n’étant plus non plus les mêmes
consommateurs, et les sociétés si elles ne déposent pas le bilan,
doivent être une nouvelle fois renflouées. Que l’on se rassure, l’énarque
est bien puni, puisqu’il doit quitter son poste moyennant finance (récompensons l’incompétence plutôt que de la fustiger !), voire parfois,
il doit reprendre la direction d’une autre société. Effectivement, le
système allemand, « exécrable » au possible, permet à quiconque
ayant fait ses preuves, de se retrouver au bout de 15 à 20 ans de
carrière à une place de dirigeant, et ce avec ou sans diplômes. Le même
système accompagne ses PME/PMI, dans les démarches d’implantation à
l’étranger, et comble du comble, il aide parfois et suivant les cas,
lesdites PME/PMI, en les exonérant d’impôts.
Le Français donc si frileux, si persistant dans son immobilisme, a en
effet beaucoup à faire et à apprendre des systèmes étrangers, qu’il se
tourne, vers l’Allemagne, les USA ou l’Angleterre, qui, bien que je ne
sois pas fan, pour d’autres raisons, ont quand même une réactivité et un
professionnalisme, que nous sommes loin de maîtriser en France et, plus
loin d’envisager encore.

Lorsque je me rends en France, j’ai l’impression d’être dans un pays de
fonctionnaires, mais plus encore, et ce ne résidant plus « là-bas »
depuis 25 ans, de retrouver le pays dans l’état où il était lorsque je
l’ai quitté.
Le Français est à l’étranger synonyme de manifestations et de vacances.
En effet, les grèves sont légions, et le résultat des grèves aussi peu
probant que le développement français à l’étranger. Les Français
hurlent, défilent, manifestent, brandissent des pancartes aux slogans
nébuleux et à la syntaxe approximative. Le vrai problème français est
que la France est peuplée de révoltes, mais pas de révolutionnaires. Ce
pays qui aurait pu, qui aurait dû, être magnifique, n’est qu’un
échantillon, un prototype de démocratie et de capitalisme. Ce pays, le
regardant de loin, a l’avantage de me paraître dans son ensemble. Je
peux le comparer à d ‘autres pays : Allemagne, Slovaquie, Tchéquie,
Russie, Pologne, Ukraine…
Force m’est de constater que nous sommes loin du compte. Je sais que
pays de l’Est en France, veut trop souvent encore dire, file d’attente
devant les magasins, et pénurie de tout, pour les moins informés, et
pour les autres, socialisme pur et dur. Ce n’est plus vrai, le
socialisme s’est déplacé, il est en France depuis plus de 20 ans.

Le développement de la France (pourtant plus riche) sur les 35 dernières
années, a été rattrapé par ces mêmes pays que la France, sinon les
Français regardent avec mépris et arrogance, en à peine 25 ans. Il y a
la, peut-être matière à réflexion.

La France, et cela n’engage que moi, est une France de petits bras, et
de mange-merde. A la fois mesquine et obsolète, à l’instar de ces
vieilles vedettes, qui s’accrochent à leur célébrité et font leur pub
sur un passé définitivement révolu.

Ce n’est pas qu‘il n’y a pas matière en France, pour qu’elle retrouve
son lustre d’antan, ce serait plutôt qu’il n’y a personne pour le faire.
La France d’aujourd’hui ressemble à un ex-pays du bloc socialiste. Il y
a malheureusement en France, aujourd’hui des acteurs sociaux, comme on a
pris l’habitude de les nommer, qui ne sont pour la plupart, que des
collectifs d’incompétences notoires, mais qui par le truchement du
groupe qu’il forme, réussissent à se faire entendre. Ces gens-là ne sont
ni au service de la France, ni au service des Français, ils sont au
service d’une cause beaucoup moins altruiste qu’ils ne le déclarent,
mais beaucoup plus lucrative pour eux qu’ils ne le disent. C’est une
France de comptable, dont on calcule l’actif et le passif, mais si la
comptabilité est bien faite, ce qu’il reste à prouver, on sait depuis
longtemps que le rôle des comptables est de calculer, pas de régler les
factures. La politique intérieure comme extérieure, est faite de
compromis, et de cotes mal taillées, visant à calmer les tensions et
apaiser les esprits, pour éviter les problèmes plutôt que les régler.
Cette France de courant d’air déguisé en coup de vent, ou les
politiques ressemblent à des représentants multicartes, n’ayant qu’une
chose à vendre : leurs incompétences. Cette France-là n’est pas la mienne.
C’est une des raisons qui fait que je n’ai jamais voté et ne suis
d’aucun parti politique. Je sais et j’entends déjà les cris réprobateurs
des esprits moutonniers, qui n’ayant pas d’avis, adoptent celui du plus
grand nombre.
- « C’est pas bien, il faut voter, c’est un devoir citoyen »
Je rétorquerai à ceux-là que le seul devoir citoyen que j’ai est de me
conduire comme un citoyen responsable et d’aller à l’encontre de ce qui
pourrait nuire à mon pays.
De plus il y a de ma part une vraie volonté de voter, la demande est là,
c’est l’offre qui manque. Je ne vais pas et n’irai jamais voter pour une
personne incapable de défendre mes intérêts, ou d’exprimer un minimum
les idées que je ressens. Je n’irai pas non plus voter, pour une
personne qui ne me convient pas, sous prétexte que voter c’est bien, et
que c’est un devoir. Je ne vote pas blanc non plus, (j’ai peur d’être
taxé de racisme), non en fait c’est simplement parce que mon vote n’est
pas comptabilisé. De plus, voter à tout prix, est pour moi une ineptie.
C’est un peu comme d’aller au resto pour manger du chevreuil, et comme
il n’y en a pas, prendre une omelette. Non, si je veux du chevreuil et
qu’il n’y en a pas, je rentre chez moi et me fais moi-même une omelette.
Les hommes politiques se comportent de plus en plus comme des vedettes.
Traitons les comme tels ! Si une vedette loue l’Olympia, et si le soir de
la première la salle est vide, je crois qu’elle tire d’elle-même les
conclusions de la situation.

J’entends de Prague, les bruits de la France, des grèves, et des
engagements, de certains. Entre les pour Gaza, et les pour Israël, ce
qui est le moindre mal, le pire étant ceux qui sont contre. Je suis à la
fois surpris et effrayé par ces engagements. Surpris, car un tel
engagement de la part des Français me surprend, effrayé car de vieux
clichés jaunis et au relent pétainiste, ressortent, et reprennent vie,
comme si l’histoire et ses leçons, n’étaient ni retenues, ni apprises. Il
y a des français musulmans, des français israéliens, qui se battent en
France ou qui déclarent être prêts à aller combattre pour leur pays. Là
je ne comprends plus. Ce sont les mêmes qui via la LICRA et autre crient
au scandale, si par malheur on leur dit qu’ils ne sont pas français, qui
déclarent ouvertement aux médias vouloir aller combattre pour leurs
pays. De deux choses l’une, soit la France est en guerre et on nous le
cache, soit ces gens-là ne se considèrent pas comme français. D’entendre
dire, juif-français ou français-maghrébins, ou ou … me surprend. Les
mêmes se réclament de ne pas être acceptés en tant que français se
mettent eux-mêmes sur la touche.
Comment peut-on se mettre hors-jeu à ce point-là et dans le même temps
vouloir faire partie intégrante de l’équipe ?? Prendre la nationalité
française n’est une obligation pour personne, la garder encore moins.

Marc BABEC


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Published in:Uncategorized |on janvier 21st, 2012 |

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